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Message par ésoj le Jeu 26 Oct - 18:25

Bonjour,
lu sur le web.
Au moment où la sécurité devient un enjeu majeur :
Le secteur de la sécurité privé
en perte de vitesse
veut mieux s'organiser
et " moraliser " la profession





Il est rare qu'une profession mette publiquement " cartes sur table " sans rien cacher des difficultés économiques et " morales " qu'elle rencontre pour mieux construire l'avenir. C'est cependant le pari qu'a réussi Claude Tarlet, président de l'USP (Union des entreprises de sécurité privée) en organisant la première convention nationale de la sécurité privée, le 19 octobre à Paris. Ce syndicat professionnel qui représente plus de 60% de l'activité de surveillance (agents de sécurité, rondiers intervenants, vidéo surveillance, anti-terrorisme) s'efforce selon son président de structurer le métier pour offrir de vraies perspectives d'avenir à un secteur qui après avoir connu une forte poussée au début des années 2000 rencontre aujourd'hui des " difficultés profondes et structurelles " entraînant de nombreux dépôts de bilans touchant même des noms significatifs.
Un petit historique d'abord. Le poids du marché de la sécurité dans l'économie française est loin d'être négligeable. La sécurité privée représentait en 2005, selon le journaliste spécialiste Patrick Haas, directeur de " En toute sécurité ", 16,5 milliards d'euros (dont 35% pour la sécurité électronique) soit davantage que le montant du budget que l'Etat consacré à la sécurité publique, 15,7 milliards d'euros (dont 8,2 pour la police et 7,5 pour la gendarmerie). Le secteur de la sécurité privée représente donc un chiffre d'affaires trois fois plus important que celui des livres (5milliards) et - seulement - quatre fois moins que l'automobile (67 milliards) !
Le secteur est composé de grands " mammouths" comme Securitas, Brinks ou G4S (Group 4 securicor) et de nombreuses PME entre cinquante et cent employés qu souvent utilisées comme sous traitantes car beaucoup plus réactives. La conjoncture en matière de sécurité privée est en dents de scie. Dans le milieu des années 90, le gardiennage a connu une baisse compensée par la sécurité électronique. Puis, il y a eu le boom de 2001-2002 avec les suites de l'attentat du 11 septembre à New York mais aussi l'introduction de l'euro et la surveillance des bas de laine déposés dans les banques de province. Mais depuis lors, la conjoncture a fortement baissée. Elle reste très mauvaise même si la vague des vols de métaux sur les chantiers donne un peu d'oxygène aux professionnels ces deniers mois. La profession est actuellement " sinistrée ", selon Patrick Haas et " un tiers des entreprises seulement sont bénéficiaires.

Quelles sont les causes réelles de ce marasme ?

D'abord la " guerre des prix " livrée par une partie de la profession " sans scrupule ".
La prolifération d'entreprises peu exigeantes aussi bien sur le recrutement de leur personnel que sur leurs salaires. Les clients sont en partie responsables de cet état de fait, car ils ne regardent que les coûts. De même, l'Etat et les collectivités locales (le quart du chiffre d'affaires) vont systématiquement au " moins disant ". " 11 euros par mois pour une prestation de gardiennage c'est un scandale ! " estiment les entrepreneurs du secteur qui souhaitent payer correctement leur personnel et respecter les règles de recrutement. " Si l'employé est payé au SMIC à 8,5 € l'heure avec les charges sociales de 63% cela fait un seuil incompressible de 14,5 euros l'heure " confie un chef d'entreprise poitevin qui emploie soixante dix personnes à Angoulême et dans une filiale à Niort. Ces chefs d'entreprise attendent que l'Etat soit plus " interventionniste " et sanctionne ceux qui dans la profession ne respectent pas la loi. Un coup de balai est nécessaire comme ce fut le cas récemment chez nous pour les détectives privés réduits de 3 000 à 1000 et à l'instar de la Grande-Bretagne où les 1 700 sociétés de surveillance privée sont passées à trois en en une année seulement !

Un service imparfait aux clients
Les conséquences de cette compression des prix sont la multiplicité des offres boiteuses entraînant l'insatisfaction des clients. Les sociétés de multi- services (maintenance, entretien, banques etc.) par exemple étendent leur gamme de services à la sécurité et prennent des parts de marché (de 7% en 2002 à 13% en 2005(. Les sociétés de télécommunications France Télécom et Cap Gemini vont aussi se placer sur le marché de la sécurité. Enfin, un phénomène nouveau arrive des Etats-Unis : celui des sociétés militaires privées etc. Conséquence de ce foisonnement incontrôlé, le service rendu est imparfait. Les gardiens sont payés au " black " pour des prestations mal assurées. La profession souhaite avant tout avoir des employés expérimentés ayant du sang froid et de la pratique plutôt que des personnes sans qualification, mi-gardien mi-voyou, ayant une fâcheuses tendance " à frapper sur tout ce qui bouge " ce qui a fait beaucoup de torts à la profession. Elle demande donc la création d'une carte professionnelle. Ce qui devrait être décidé par l'adoption d'ici à la fin de l'année d'un amendement gouvernemental lors du vote de la loi sur la prévention de la délinquance. Dans une préface au " Livre blanc de la sécurité privée " de l'USP, le ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy estimait que " l'Etat doit encadrer plus précisément les règles d'exercice de la profession d'agents privés de sécurité et en premier lieu des conditions de recrutement et de formation. Je souhaite, ajoute-t-il que l'on puisse doter les agents de ce secteur d'une carte professionnelle attestant du respect des règles transparentes " aussi bien pour les chefs d'entreprises que pour les salariés.
Il est très rare qu'une profession ose ainsi se remettre en cause pour assurer sa survie. C'est pourquoi nous nous y intéressons. Voilà un exemple à méditer pour bien d'autres secteurs de notre économie de services.
François Gervais




Un entretien avec Claude Tarlet, président de l'USP

Comment " professionnaliser " le secteur de la sécurité privé ? :
" Nous proposons une carte professionnelle qui doit être mise en œuvre pour les dirigeants et les employés "
- Quel est votre objectif avec cette première convention nationale de la sécurité privée ?
" L'Union des entreprises de la sécurité publique représente aujourd'hui près de 70% du poids économique et des emplois dans la sécurité privée en France. Cette organisation a mis en œuvre un réseau de 200 correspondants départementaux de la sécurité privée. Ces femmes et ces hommes sont les relais naturels de la notre organisation dans les relations avec les préfets les Chambres de commerce et les ANPE et les différentes collectivités territoriales. Nous avons mis en œuvre ce dispositif parce que nous pensons que la sécurité privée concourt à la sécurité générale de la Nation. Dans le même temps nous mesurons aujourd'hui les difficultés qui concrètement interviennent sur le terrain. Elles viennent du fait que la loi qui régit nos activités n'est pas très souvent applicable donc elle n'est pas appliquée. En quoi n'est-elle pas applicable ? Les autorisations qui doivent être délivrées aux entreprises de sécurité pour employer le personnel - car il y a une enquête de moralité qui est validée sous le contrôle de l'Etat - parviennent très souvent dans des délais qui sont très lointains. Donc les entreprises qui sont dans un métier de l'urgence sont contraintes pour maintenir leurs exploitations, de mettre en place des femmes et des hommes qui n'ont pas toujours le " feu vert " de l'administration. Ceci contribue bien évidemment à organiser parfois sur le territoire national des dérapages et des dérives qui rejaillissent de manière négative sur l'image générale des professionnels.
- Comment " professionnaliser " le secteur de la sécurité privé ?
" Nous proposons donc une carte professionnelle qui doit être mise en œuvre pour les dirigeants et les employés. Elle doit reposer sur deux conditions essentielles. Une condition de moralité. C'est l'Etat et lui seul qui a le droit de faire une enquête de moralité et des conditions de compétences. La profession doit en partenariat avec les partenaires sociaux bâtir un outil qui constitue un " passeport " pour la sécurité privée. Cet outil aujourd'hui existe c'est le CQP (certificat de qualification professionnelle) ".
" Ensuite nous souhaitons que la carte professionnelle soit valable pour trois ans. Il n'y a donc pas d'autorisation à vie. Nous voulons également qu'elle soit valable sur la totalité du territoire national pour permettre un déplacement d'une entreprise à l'autre. Enfin nous souhaitons que cette carte professionnelle soit nominative. C'est donc de la responsabilité de l'employeur de vérifier que son employé en est bien titulaire à partir du moment où il envisage de le recruter ".

- Quelle est la conjoncture pour les entreprises de sécurité privée ?
" Nous avons conscience que la profession est soumise à l'heure actuelle à une concurrence exacerbée. Les prix sont anormalement tirés vers le bas. Pour vivre, certaines entreprises sont dans l'illégalité ou la marginalité. Nous considérons que le métier ne se divise pas entre petits moyens et grands mais en fonction des valeurs que portent les uns et les autres. Il y a les petites entreprises, les moyennes et les grandes entreprises qui se retrouvent sur les valeurs de la sécurité. Elles veulent que leur métier soit spécifique. Il y a des petits moyens et grands qui ne se retrouvent pas sur ces valeurs et très souvent sont influencés par des métiers voisins : maintenance, propreté, restauration et qui voient dans la sécurité une opportunité d'élargir leurs offres de services parfois malheureusement au détriment de la compétence. Nous pensons aujourd'hui que le marché doit se structurer autour de quelques axes simples mais qui doivent être clairement exprimés ".
" Nous voulons sortir du non dit à la fois dans l'offre d'achat public et dans l'axe d'achat privé. Les grandes entreprises ne veulent pas la mort des petites. Nous avons besoin de grandes entreprises parce qu'elles participent à la notoriété du métier et qu'elles sont très souvent structurantes. Et l'on a aussi besoin des petites structures parce qu'elles ont une logique de proximité, de réactivité qui fait qu'elles sont innovantes et trouvent toute leur place sur le marché. Ceci étant nous considérons qu'une organisation représentative comme la nôtre a un devoir vis à vis des petites et moyennes entreprises qui veulent s'engager dans ce métier d'une façon professionnelle. Ce devoir est de les accompagner de leur donner des outils de participer à leur éducation leur permettre de construire leur prix de vente dans une logique économique. C'et le sens de cette première convention nationale que nous organisons aujourd'hui ".



- Êtes-vous favorable à un prix plancher minimum pour l'heure de gardiennage ?
" Ce n'est pas possible. En revanche, ce que nous allons nous employer à faire d'ici fin mars 2007, c'est aider les PME à être en capacité de voir clair dans la politique de ventre sur 2007- 208-2009. Une entreprise qui respecte la loi a un prix minimum de tant. Ensuite, il appartient à chaque entreprise de dire quel est le poids de ses amortissements et de sa marge.
J'ai fait reconstituer sur les cinq dernières années toutes les courbes d'impact des augmentations de coûts. Aujourd'hui, il y a urgence, nous sommes dans l'ambulance. Les 35 heures ont entraîné une augmentation de 5%de nos coûts. On les a subi alors que l'Etat n'a pas résolu le problème des infirmières. Par contre, il a été prompt à pointer du doigt un secteur comme le notre ! "

- Allez- vous rencontrer les principaux candidats avant l'élection présidentielle?
Nous avons effectivement un plan à partir du mois de janvier. Il est probable que nous sortirons un livre en février mars 2007 intitulé " les privés de la République " pour faire le point sur le secteur l'organisation à travers notre histoire. La sécurité privée est-elle citoyenne, a-t-elle une pace dans cette République et comment va-t-on l'organiser? Le deuxième point ce sont des rencontres avec les quatre chefs de file des principaux partis politiques et j'ai effectivement prévu d'organiser des rencontres avec les candidats à l'élection présidentielle avec des lobbys parlementaires qui sont en train de se mettre en place. Enfin, je ferai une intervention en novembre au congrès l'association des maires de France sur le thème de la sécurité privée". Lu dans http://www.horizons-politiques.com
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Re: infos

Message par Erig le Jeu 26 Oct - 19:15

Super ! ésoj, c'est super intéressant cet article et en même temps ca fait peur, mais bon....

A suivre... Arrow

En tout cas Merci

*************

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